C’est un mois anniversaire pour mon livre, Les destinées singulières, Yann Fillioux et le cognac. Après des mois d’écriture, de relecture, de mise en page, de choix de papier, d’échange avec l’imprimeur, j’ai reçu les exemplaires en avril 2024. Ce fut un moment de légitime fierté aussitôt tempéré par une certaine fébrilité en ouvrant les cartons. Après avoir été la plume d’autres auteur(e)s, je n’imaginais pas à quel point la première rencontre avec son propre livre, le toucher de l’objet en lui-même pouvait recéler une émotion aussi forte.
10 ans de réflexion
Le temps d’un long de « vieillissement » pour emprunter ce terme à l’univers du cognac, pour enfin réaliser un « assemblage » qui m’a procuré un immense plaisir à concrétiser.
Je connais Yann Fillioux depuis plus de 20 ans, l’ayant côtoyé professionnellement alors qu’il était l’emblématique maître-dégustateur maître assembleur de la Maison Hennessy. Pendant les 50 années de sa vie professionnelle, Yann Fillioux a toujours été en recherche permanente de l’excellence, sans jamais considérer qu’il avait atteint son acmé. Poussant le curseur de l’exigence à son point ultime, il s’est imposé une ligne de conduite d’abord et avant tout à lui-même, sans déroger en aucune manière à sa vision précise de la qualité, de constance dans la qualité, ni encore moins céder à la facilité ou consentir à des compromis.
Cette rigueur a contribué à forger la légende, à la fois de son talent unique, mais également de sa dureté. Sujet d’agacement pour les uns, et de fascination pour les autres pour qu’il incarnait la référence absolue, Yann Fillioux n’a jamais laissé indifférent. En cela il a incontestablement marqué de son empreinte l’univers du cognac contemporain. Dès lors, comment ne pas poser un jour cette histoire singulière d’un homme qui a consacré toute sa vie au cognac et à la recherche de l’excellence ? L’idée a cheminé doucement. Puis Yann Fillioux a quitté ses fonctions et s’est retiré dans sa thébaïde de Javrezac. Comme pour un assemblage, je devais réunir tous les éléments puis les fondre harmonieusement, le temps était encore une fois le maître absolu.

24 mois de rencontres avec ses lectrices et lecteurs
Ces deux années si vite passées ont été ponctuées de belles rencontres lors des dédicaces, d’échanges épistolaires avec les lecteurs, de retours agréables à découvrir sur les réseaux sociaux… Vous l’avez acheté pour vous, vous l’avez aussi acheté pour l’offrir. Je voulais donc vous dire un grand merci à vous chères lectrices et lecteurs, à l’occasion de cet anniversaire. Deux ans de joies et de partages toujours chaleureux, à l’issue desquels, je me pose la question de la réédition, le stock étant aujourd’hui à 0 à quelques exemplaires près.


Souvent vous me posez cette question : suis-je dans l’écriture du second ? La réponse n’est pas binaire. J’ai ressenti cette expérience comme celle de la naissance d’un enfant. On le porte, on accouche et on l’accompagne dans sa découverte de la vie. Je lui ai donc consacré beaucoup de temps après sa sortie. Il n’est jamais loin de moi, dans un sac, dans la voiture, au bureau… Alors oui, le second livre est en cours de gestation mais je veux encore une fois laisser du temps, avancer à pas comptés, poser puis reprendre.
Trois ans de turbulences pour le cognac
Entre le moment ou j’ai rencontré Yann Fillioux, puis celui de l’écriture et enfin celui de l’édition, il s’est écoulé un peu plus d’un an. C’est à ce moment que les tensions internationales ont commencé à apparaître, avec la Chine d’abord, puis les USA, sans compter aujourd’hui les conflits qui font malheureusement la une de l’actualité au quotidien. Le cognac, grand voyageur international depuis sa création, est évidemment impacté fortement. Au cours de son histoire, il a subi d’autres crises qui auraient pu lui être fatales, mais dont il a toujours su se relever.

Même s’il traverse des périodes de turbulences à l’heure actuelle, le cognac ne mérite-t-il pas d’occuper le devant de la scène pour dévoiler quelques uns de ses secrets, son histoire multi-séculaire, son ADN de voyageur, et le savoir-faire de ses passeurs qui depuis 4 siècles façonnent méticuleusement son histoire ? C’est à cette découverte que je convie celles et ceux qui n’ont pas encore lu « Les destinées singulières, Yann Fillioux et le cognac ».
Le livre est en vente ici


